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Est-on tous capables de faire le pire ?

  • Photo du rédacteur: La folle en question
    La folle en question
  • 29 nov. 2025
  • 2 min de lecture

« Je pense que nous sommes tous un peu fous. Ceux d’entre nous qui sont dehors des asiles ne le montrent que moins — et peut-être pas tellement moins finalement. » - Stephen King

Il y a des questions qui dérangent, des pensées qu’on préfère repousser. Celle-ci en fait partie : et si chacun de nous portait, quelque part dans son esprit, la capacité de franchir la ligne rouge ? Celle que tout le monde redoute, celle du pire.



On aime se croire protégé de la folie, de la violence, du passage à l’acte. On se dit : "Moi, jamais". Et pourtant, l’histoire et la psychologie humaine rappellent que dans certaines circonstances extrêmes, la frontière entre le bien et le mal s’effrite. Elle devient floue, presque invisible. Le cerveau humain est capable de se défendre de manière imprévisible. Quand il souffre trop, quand il ne voit plus d’issue, il peut déconnecter pour survivre.



Les traumatismes ont ce pouvoir de déformer la perception du monde. Ils réécrivent la manière dont une personne comprend la réalité. Face à un choc, un abus, une douleur prolongée, le cerveau active des mécanismes de protection qui peuvent aller de la dissociation à la perte totale de contrôle. Certains "craquent". D’autres s’enferment dans une forme de folie construite lentement, presque discrètement.


« La douleur est longue et la vie est courte, et nous sommes tous sur cette terre pour nous aider les uns les autres. » - Stephen King


Il ne faut pas oublier que la plupart de ceux qui passent à l’acte ne sont pas nés "monstres". Souvent, derrière un geste impardonnable se cache une succession de blessures, de silences, de frustrations qui n’ont jamais trouvé d’écoute. Cela n’excuse rien, mais cela explique un peu le "pourquoi".



L’humain est un paradoxe vivant : capable d’amour profond comme de destruction totale. Ce dualisme existe en chacun de nous. Mais la différence se joue dans l’équilibre, dans la santé mentale, dans les limites que l’esprit parvient à maintenir malgré la douleur. Certains ont la chance d’avoir des repères solides, un entourage, une conscience qui résiste. D’autres sont seuls face à leurs démons.



Alors oui, peut-être que le pire sommeille en chacun de nous. Mais peut-être aussi que ce qui nous sauve, ce n’est pas l’absence de noirceur, c’est la capacité à la reconnaître avant qu’elle ne prenne toute la place.



Peu osent plonger dans les abysses de leur propre esprit. Rare sont ceux assez conscients de leur part d'ombre pour se demander s'ils seraient capables de franchir la ligne rouge.


Cette introspection demande un courage que la plupart fuient, préférant ignorer les murmures sombres qui habitent chacun. Car admettre cette dualité – lumière et ténèbres entrelacées – expose la fragilité de nos barrières morales face aux traumas qui rodent.


Et si poser cette question était déjà une victoire sur le déni ? Un premier pas pour ne pas laisser l'inconnu nous submerger un jour.



« Les monstres sont réels. Les fantômes aussi. Ils vivent en nous, et parfois ils gagnent. » (extrait de The Shining) - Stephen King


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