Dans la peau d'un borderline en crise : ce dont j'ai vraiment besoin
- La folle en question

- 26 nov. 2025
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Quand je suis en crise, les émotions m'envahissent comme une vague impossible à contrôler. J'ai l'impression que tout autour de moi s'effondre, que personne ne comprend vraiment ce que je ressens. Dans ces moments, ce dont j'ai le plus besoin, c'est que tu sois présent·e, sans jugement, que tu m'écoutes vraiment. Je ne veux pas que tu minimises ma souffrance ni que tu me dises simplement de "me calmer". Ce que je ressens est vrai et intense, même si cela peut sembler démesuré pour toi.
Au lieu de tenter de tout résoudre pour moi, aide-moi à recentrer mon attention sur des choses concrètes et apaisantes, comme des objets rassurants que j'ai choisis à l'avance — un doudou, une photo, un autre repère physique. Parfois, un simple rappel de ma valeur, comme un "tu es forte, tu es courageuse", peut me donner un peu de force pour tenir encore un peu. Mais surtout, ne prends pas tout sur tes épaules : j'ai besoin que tu sois là, mais sans que tu t'épuises. Respecte aussi mon rythme et mon espace personnel.
Ce dont j'ai souvent besoin c’est d'exprimer ce que j’ai au fond de moi, même si ça sort en cris, pleurs ou mots confus. Parler à voix haute, extérioriser cette tempête intérieure, c’est une façon pour moi de la laisser s’échapper sans violence. Propose-moi de l’eau, un lieu calme, et offre-moi ta bienveillance sans chercher à me contrôler ou à me faire culpabiliser. Utilise un langage doux, évite les critiques, menaces ou manipulations qui peuvent aggraver ma détresse. Parfois, la seule chose qui peut m’apaiser, c’est que tu restes à mes côtés, même sans rien dire.
Enfin, sache que mes crises ne sont pas un choix conscient, mais une détresse profonde. Je ne veux pas faire mal ni à toi ni à moi-même, même si mes gestes peuvent sembler autodestructeurs. Ce que je cherche, c’est du soutien, de la compréhension, un environnement où je peux me sentir en sécurité, même quand tout vacille en moi.
Les pires choses à faire face à une personne borderline en crise sont souvent celles qui aggravent sa détresse et renforcent son sentiment d’abandon ou de rejet. Par exemple, critiquer, juger, ou minimiser ses émotions peut la faire se sentir incomprise et encore plus isolée. Tenter de contrôler la personne de manière autoritaire, lui imposer des délais pour "se calmer" ou refuser de l’écouter sont des comportements très néfastes.


