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Quand ton pire ennemi… c’est toi

  • Photo du rédacteur: La folle en question
    La folle en question
  • 19 oct. 2025
  • 3 min de lecture

L’auto-sabotage : quand on devient son propre obstacle

Il arrive un moment dans la vie où l’on réalise que la personne qui nous empêche le plus d’avancer… c’est nous-même. Derrière nos échecs répétés, nos retards ou nos excuses, se cache souvent un mécanisme inconscient : l’auto-sabotage.


Qu’est-ce que l’auto-sabotage ?

L’auto-sabotage, c’est ce comportement inconscient qui nous pousse à aller à l’encontre de nos propres intérêts. C’est comme si une partie de nous, effrayée par la réussite, le changement ou le bonheur, préférait rester dans ce qui est connu — même si cela nous fait souffrir.


Cela se traduit par des attitudes qui freinent notre évolution : procrastiner, manquer de régularité, minimiser nos réussites, se dire qu’on “n’y arrivera jamais”.


Loin d’être un manque de volonté, c’est souvent un mécanisme de protection né de blessures passées, d’un manque d’estime de soi ou de peurs profondément ancrées (peur de l’échec, du rejet, de ne pas être à la hauteur...)


« Notre peur la plus profonde n’est pas que nous ne soyons pas à la hauteur. Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au-delà de toute limite. » — Marianne Williamson

Les mécanismes de l’auto-sabotage

Plusieurs schémas peuvent se répéter sans qu’on en ait conscience :

  • La peur du succès : Certains craignent la responsabilité ou les attentes qu’impliquerait la réussite. Inconsciemment, ils préfèrent échouer avant même d’essayer.

  • Le syndrome de l’imposteur : On doute de sa légitimité, on pense ne pas mériter sa place ou ses réussites. Alors, on sabote tout ce qui pourrait prouver le contraire.

  • La recherche du contrôle : En sabotant un projet, on garde la main sur le résultat. L’échec devient “choisi” plutôt que subi.

  • Les croyances limitantes : “Je ne mérite pas d’être aimé”, “je ne suis pas fait pour ça”… Ces pensées, souvent héritées de notre passé, guident nos choix et nos actions.

  • L’autocritique constante : On entretient un discours intérieur dur, où chaque erreur devient une preuve de notre incompétence.


Plus la peur de l’échec progresse, plus le courage d’essayer régresse. » — Nabil Alami

Comment reconnaître que l’on s’auto-sabote ?

Certains signaux peuvent alerter :

  • Reporter sans cesse les choses importantes.

  • Chercher la perfection au point de ne jamais rien terminer.

  • Se comparer systématiquement aux autres et se juger sévèrement.

  • Provoquer des conflits ou se retirer dès qu’une relation devient sérieuse.


Ces mécanismes révèlent souvent un manque de confiance en soi et une peur enfouie de réussir, d’être aimé ou d’être vu tel qu’on est.


Sortir de l’auto-sabotage

Sortir de ce cercle demande de la conscience, de la bienveillance et de la patience.


Voici quelques pistes :

  • Prendre conscience du schéma : identifier les moments où l’on agit contre soi, sans jugement. Le simple fait de mettre des mots ouvre la porte au changement.

  • Explorer ses peurs : qu’est-ce qui m’effraie dans la réussite ? qu’est-ce que je risque vraiment à me faire confiance ?

  • Modifier son discours intérieur : remplacer la voix critique par une parole encourageante. Se parler comme on le ferait à un ami.

  • Fixer des objectifs réalistes : avancer pas à pas, célébrer chaque progrès, même petit.

  • Se faire accompagner : un thérapeute peut aider à dénouer les croyances profondes et renforcer l’estime de soi.

  • Apprendre à s’aimer sans condition : comprendre que l’on mérite le bien, même imparfaitement.


« Lorsque tu t’auto-sabotes, ce n’est pas parce que tu veux échouer. C’est souvent parce que tu as peur de ne plus reconnaître la personne que tu serais si tu réussissais. » — Gay Hendricks, Le Grand Saut

L’auto-sabotage n’est pas une fatalité. Il signale une partie de nous qui a peur, mais qui a besoin d’être écoutée, comprise et apaisée. En apprenant à nous faire confiance, à accueillir nos erreurs et à reconnaître notre valeur, nous cessons d’être notre propre ennemi… et devenons enfin notre plus grand allié.



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